Otage
Otage
Otage du passé,
Trop vite condamné,
Sur ma peau les zébrures,
Dans ma vie les ordures,
S’amoncellent par milliers,
Impossible d’y échapper,
Prisonnière de ma mémoire,
Enchaînée involontaire le soir,
Je ne cesse de supplier,
Le coups de grâce, pitié,
Mais mon corps me ramène,
Vers cette vie si blême,
Recommencer à respirer,
Les yeux pourtant révulsés,
Ce regard qui se pose,
Ses mains qui m’indisposent,
Malgré tout continuer à sourire,
Chasser de son esprit le pire,
Et lutter à armes inégales,
Dans un monde totalement bancal.
