Pétales

Publié le par Arwenn Simon




Les pétales de ta Rose s'envolent au gré du vent, une rose à peine éclose, déjà morte évidemment.
Dans ta robe de mariée blanche sur le garde-corps tu te penches, tu regardes s'envoler les restes d'une innocence gâchée. Ton visage de femme à peine devenue, se ferme dans un masque de statue, tu ne sais plus sourire, t'as oubliée le goût du rire.
Dans ta belle tour d'ivoire, personne n'aurait pu voir que le soir, tu cris aux murs ton désespoir.
Petite poupée capricieuse à la voix sirupeuse, voilà comment ils te définissent sans voir qu'il n'y a pas qu'eux qui subissent.
Tu tais ta souffrance, connaissant par coeur la danse, personne ne te croirais alors dans l'invention d'une vie parfaite tu continuais.
Mais maintenant t'as passé l'age, d'être pour eux petite fille sage, alors tu hurles ton passé, tu fais volé en éclats leurs œillères dorées.
Tu supporte pas qu'on te remette en cause, de ça, tu as eu ta dose. Alors tu lève fièrement le menton, l'horreur de ton enfance comme fanion.
Tu cris cette vérité que personne n'a voulus écouté et tu t'écœures devant le malheur.
Pour ceux qui te dises affabulatrices, tu exposes tes cicatrices, tu remues toutes tes souffrance juste pour qu'on accepte l'ignominie de ton enfance.
Les pétales de ta Rose, se sont envolés bien loin, tu t'éloignes du garde-corps, ce n'est pas l'heure de ta mort. Les vautours attendront pour se gaver de tes organes en fusions, t'as un combat à mené, un combat pour ta propre dignité. Et si il déplait aux autres, tu chasses d'un revers de main ces mauvais apôtres qui ne peuvent comprendre pourquoi ta vie dans un livre se déploie.
Trop vivante pour eux, trop active pour ceux, qui se meurt dans leurs propres miroirs, refusant de sortir du noir. Ils voudraient que tu sois comme eux, pas morte, pas vivante, vivotant entre les deux. Mais t'es bien vivantes et à leurs faces aigries tu le chantes !
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Publié dans Blabla

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